Un lieu laïc et œcuménique

A l’aube du 20ème siècle, la laïcité naît de la conscience du danger de l’intolérance.
Nous avons empêché l’Église de jouer le rôle d’État, et nous avons eu raison. Nous serions inexcusables d’encourager l’État à jouer le rôle d’Église.
Ferdinand Buisson
« Nous avons échoué, nous avons fait des révolutions matérielles mais nous avons laissé les esprits et les rituels sociaux à l’Eglise catholique. Il nous faut, en quelque sorte, construire une nouvelle religion, une nouvelle manière de nous relier à l’essentiel, afin de pouvoir nous pacifier et tirer la charrue tous ensemble dans le même sens. Les religions et les religieux, ainsi que leurs fidèles, ne seront pas importunés, la tolérance sera notre maître-mot. »

Ferdinand Buisson, 1841-1932, créateur du terme « laïcité »

Nous sommes des religieux laïcs !

Cicéron est l’auteur du mot « religieux », du latin religans « reliant » et religatus « relié » à l’Un, à l’Essentiel, à la Vie. Selon l’étymologie de ce mot, il n’est donc pas obligatoire de pratiquer une religion pour être religieux !

Pour endiguer le terrorisme et la délinquance, nous ne voyons qu’une solution : travailler à la paix en nous et autour de nous.
Au Monastère du Gai-rire, nous avons tenu le pari d’édifier un lieu véritablement œcuménique, au sens premier et profond, issu du grec oikouménè qui désigne « la terre habitée », c’est-à-dire le rassemblement de tous les humains de bonne volonté qu’ils soient rattachés, ou non, à une religion.

Le Monastère du Gai-rire est une école d’éducation éthique, comme l’ont toujours été les monastères. Il s’inspire des anciennes écoles de sagesse des Thérapeutes d’Alexandrie.
Ce n’est ni un « centre de soins », ni un refuge pour rêveurs qui refuseraient de concrétiser leurs rêves.