Construction navale et navigation

Construire pour se construire,
Naviguer pour s’orienter,
Donner un cap à sa vie…

Éducation à la fraternité par la construction navale bois et la navigation à voile traditionnelle.

La charpente navale bois comme la navigation traditionnelle à voile sont fondées sur une connaissance ancestrale, un savoir-faire et un savoir-être qui se transmettent patiemment et avec persévérance, qui créent du lien et amènent à la fraternité.

La charpente, c’est l’amour du bois, des parfums subtils qui exhalent dans l’atelier, l’essence du chêne, du pin, de l’acacia, du sipo, du douglas, du hêtre, du sapelli….
  • Quel bonheur de voir le copeau se dérouler sur le fer du rabot qui suit le droit fil, de sentir la lame qui, fraîchement avivée à la pierre à huile, taille sans peine!
  • Accompagner la scie égoïne qui descend docilement d’elle-même le long du trait de crayon tracé à la fausse-équerre.
  • Être en accord parfait avec le chant de la scie à ruban, avec la « rabot-dégau » qui engloutit tranquillement une belle pièce de chêne et la dresse avec soin.
  • C’est passer du plan à l’épure en vraie grandeur, reporter chaque point, lisser de belles courbes en affinant un coup d’œil qui, peu à peu, devient expert.
  • C’est brocheter au gabarit, avec application et recueillement, un bordé, le façonner et l’équerrer pour qu’il vienne parfaitement épouser les membrures dolées à l’herminette.
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Pascal, moine, psychologue clinicien et charpentier de marine, responsable de l’atelier de construction navale

La navigation, c’est quitter à l’aube le mouillage à la godille, en silence, en percevant imperceptiblement le friselis de l’eau sur l’étrave et le vent apparent qui caresse l’oreille.
  • C’est estimer et tracer la route à la table à carte, au compas et à la règle Cras.
  • Prendre un ris, sentir la barre vibrer et le bateau bondir en se réjouissant.
  • Être en communion avec tout un banc de dauphins joueurs sous un ciel étoilé d’août.
  • C’est être heureux de cette fatigue après un bon quart, être ensemble sur le pont dans un silence complice, en partageant une rondelle de saucisson finement tranchée à l’opinel, accompagnée d’une bière savoureuse.
  • C’est reconnaître un phare à peine visible à l’horizon, et s’extasier devant cette nature généreuse et compatissante que nous avons tendance à oublier…
  • C’est relier la Manche à l’Atlantique par les canaux dont chaque écluse et éclusier est une rencontre singulière et passionnante.

La charpente comme la navigation procurent la joie partagée du travail bien fait,
elles éveillent le goût et l’enthousiasme pour toute chose.

FORMATION ETHIQUE

Un bateau, c’est un utérus qui permet de naître à soi-même.

La construction navale bois

« Se tourner vers la mer, c’est se tourner vers l’avenir. Aussi je voudrais la faire aimer par notre jeunesse ; quelle plus belle école que ce continuel défi ! Il trempe les plus faibles, créant des corps endurcis, élevant les caractères !…Un bateau que vous voyez lentement construire sera imprégné de ce que vous lui aurez communiqué. Il gardera vos plus ultimes pensées. Aimez-le, et ses membrures, sa quille, sa coque, le gréement et la mâture deviendront en vivant le plus beau reflet de vous-même. »

Virginie Hériot, championne olympique de voile en 1928

Un jeune ou moins jeune qui apprend à construire un bateau avec soin, reçoit un savoir-faire profondément satisfaisant.
Il a alors sa place pour participer à l’édification d’une Société saine, en tant qu’individu qui se construit, en dignité.

Et s’il apprend aussi à naviguer, il se sent d’autant plus responsable de la qualité de son embarcation. Ainsi, devant son établi, il a conscience de s’associer à la navigation et à l’effort de tous les travailleurs de la mer.

C’est cet « apprentis-sage » que nous proposons depuis 2011 au monastère du Gai-rire.

La navigation traditionnelle

Le Monastère du Gai-rire se situe à une heure du Golfe du Morbihan et à une heure de Saint-Malo, Saint-Brieuc ou Cancale. Nous abordons la navigation de la même manière que la pratiquaient nos ancêtres tout en respectant les nouvelles règles de sécurité qui s’imposent.

Être confronté aux éléments naturels qui évoluent et peuvent changer à tout instant, à l’exiguïté d’un bateau, à la promiscuité… et ne pas avoir la possibilité immédiate de quitter le bord, sans mettre en danger l’autre et soi-même… Autant de situations inhabituelles et inconnues qui nécessitent de tenir compte avant tout de la présence de l’autre, qui poussent à sortir de son fonctionnement habituel, à réagir vite à une situation délicate, à s’adapter rapidement et à devenir autonome.

L’objectif de ces navigations est de découvrir et d’appréhender le monde autrement, dans notre relation à la nature et aux autres.
Il n’est plus question de prendre nos désirs pour des réalités, de vouloir imposer sa route au bateau en fonction de nos envies, du temps que nous nous imposons, d’un but précis à atteindre… mais de nous laisser guider… comme le faisaient les navigateurs grecs, en fonction du vent, du courant, des conditions météorologiques, et de la capacité et de l’aptitude de chacun.

Tous ces paramètres aléatoires et surprenants nous amènent à la flexibilité.

Cette pratique de la voile sur un bateau traditionnel en bois s’inscrit dans l’esprit des associations « AJD » du père Michel Jaouen et « Jeunesse et marine »du père Yves-Dominique Mesnard. Elle nous demande, à chaque instant, de nous dépasser.

  • « Démerdez-vous pour être heureux ! : le Bel Espoir du père Jaouen » de Chantal Loiselet et Patrick Deschamps, aux éditions Glénat.
  • « Mes racines sont dans la mer » du père Yves-Dominique Mesnard, aux éditions France-Empire.
  • « Une âme à la mer » de Virginie Hériot (1890-1932), aux éditions du Long Cours.
LE CHANTIER NAVAL

Finitions du « Petit Prince »

Les aménagements et la peinture intérieurs sont pratiquement finis.
Reste à terminer la stratification du pont, la mise en œuvre du roof et des hiloires, les capots de coffres extérieurs.
Peinture de finition de la coque et du pont antidérapant.
Pose de tout l’accastillage.
Fixation du lest en plomb et de la dérive.
Fabrication des espars bois (mât, bôme, corne), de la barre, du safran…

Pour celles et ceux qui sont venus en retraite et souhaitent participer :

  • Activité régulière, tous les dimanches et lundis, reprise des travaux début septembre 2015.
  • Séminaire, quatre jours en mars 2016.
Le baptême et la mise à l’eau du « Petit Prince » auront lieu à la fin du printemps 2016.

D’ici là il y a encore beaucoup de travail, n’hésitez pas à venir vous construire en même temps que ce beau projet !

Construction

  • « Le Petit Prince », voilier en bois type Méaban, architecte François Vivier. Cotre habitable à gréement aurique, d’une longueur de 6.82 m, transportable par remorque et pouvant être facilement mis à l’eau d’une simple cale.
  • Un Doris de Swampscott de 6 m, petite embarcation voile-aviron.
  • Une Annexe en contreplaqué époxy de 2 m, annexe existante redessinée et adaptée par Didier Cariou, ami marin et charpentier, membre actif de l’association « Treizour » à Douarnenez.

Entretien annuel

  • « Belle du Kernic », Corsaire habitable de 5.50 m
  • « Sterenn », Muscadet de 6.50 m

En prévision

  • Réfection de « Salueur des dauphins », Ilur numéro Un, canot voile-aviron, gréement au tiers.
  • Réfection de « Jocaste », Corsaire construit au chantier Craff de Bénodet, offert en 2013.
  • Réfection de « Sirius », Corsaire construit au chantier Morin de Pessac, offert en 2014.
BASE NAUTIQUE ET FLOTTILLE
Notre base nautique se situe sur l’Ile de Sein, où vit le frère Abel, responsable de l’éthique du Monastère du Gai-rire, qui navigue en grande partie de l’année sur le premier petit voilier thérapeutique et éducationnel, « Salueur des dauphins », prototype numéro un de la série « Ilur », que nous avons construit en 1988 à Douarnenez.

Notre flottille est composée de bateaux avec des caractéristiques communes afin de pouvoir naviguer en escadre :

Salueur des Dauphins

L’Ilur « Salueur des dauphins »

voile-aviron non habitable de 4.50 m,
voile au tiers

Photo d'un corsaire accostée sur un canal

Le Corsaire « Belle du Kernic »

voilier habitable de 5.50 m,
gréement Marconi

Sterren

Le Muscadet « Sterenn »

voilier habitable de 6.50 m,
gréement Marconi

Activités en 2013 et 2014

  • Acquisition des compétences en navigation traditionnelle, dans le Golfe du Morbihan, en Bretagne sud, en Mer d’Iroise, à l’Ile de Sein, en Baie de Douarnenez avec l’association « Treizour », et vers les Iles anglo-normandes, les Iles Scilly et la Grande-Bretagne.
  • Navigation sur le canal d’Ille-et-Rance, entre Dinan et le port de Folleux, situé sur la Vilaine.
PARTENAIRES
  • La FRCPM (Fédération Régionale pour la Culture et le Patrimoine Maritimes) de Douarnenez.
  • L’association « Treizour » de Douarnenez, navigation voile-aviron à bord de yoles, navigation traditionnelle à bord de « Telenn Mor », chaloupe sardinière.
  • Glyn Williams, responsable d’IBTC (International Boatbuilding Training College) qui a eu l’idée de créer, au niveau européen, un Certificat de formation à la construction navale et à la navigation, pour promouvoir la qualité d’un savoir-être et d’un savoir-faire.
  • Chaloner Chute, ex-président des « Old Gaffers » en Grande Bretagne, qui navigue dans notre belle région avec son Aven, un petit voile-aviron.
  • La FRCPM (Fédération Régionale pour la Culture et le Patrimoine Maritime) Bretagne Nord-Pas-de-Calais.
  • L’association « AsCorsaire France » des propriétaires de Corsaire.
  • L’APM, l’Association des Propriétaires de Muscadet.

En prévision

Mise en place de séjours, de stages techniques de formation professionnelle, d’échanges socioculturels… dont les durées et programmes sont à définir avec nos partenaires.

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