Les Thérapeutes d’Alexandrie

Les Thérapeutes d’Alexandrie, comme les Esséniens, étaient des laïcs qui vivaient « religieusement ».

Ces Thérapeutes vivaient en communauté, par groupes de 10 minimum, et ne voyaient aucune antinomie entre le fait d’être laïcs et « religieux », c’est-à-dire « reliés et reliant à la vie ». Ils vivaient simplement mais ne cultivaient pas l’austérité. Il leur était conseillé de se marier pour pouvoir être plus proches des personnes qu’ils soignaient.
Chez les Esséniens, au contraire, le couple et la famille étaient considérés comme un obstacle à la disponibilité nécessaire pour aider ceux qui souffrent, aussi la vie en couple était déconseillée.

Quand Alexandre le Grand a libéré la ville de Jérusalem du joug des Perses, en 332 avant J-C, il a demandé aux Sages de Judée de venir s’installer en l’Alexandrie d’Égypte pour y fonder des écoles de paix et de sagesse. Le mot « thérapeute » est alors apparu, comme la traduction grecque du terme hébreu « yarhid » qui désignait ces Sages et signifie « unique » et « unifié ».
Le « yarhid » est quelqu’un qui travaille à l’unification de sa féminité intérieure et de la virilité de son âme, quel que soit son sexe.

Est « thérapeute » celui ou celle qui prend soin de l’Être en l’homme
– de la divinité qui est en lui, en elle –
en donnant le meilleur de lui-même ou d’elle-même.

Platon, comme les Sages de l’école d’Alexandrie, qualifie de « thérapeute », un « cuisinier ou un tisserand », dans la mesure où « il prend soin de l’Être et du bonheur de la Cité ».
A la fin de sa vie, Platon qualifie un thérapeute de « Fils » qui est « le serviteur des dieux, de la famille et de la Cité », il est le « ministre des choses saintes et des choses sacrées ».

A notre époque, pour juguler la crise actuelle, peut-être avons-nous tous à devenir des « thérapeutes » ?

Rabelais André Chouraqui Patch Adams

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